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Emmanuel Cattier

Le « chiffon de papier », du premier accord d’Arusha à la rébellion des autorités de la France au Rwanda

Les accords de cessez-le-feu entre le gouvernement rwandais et le FPR, depuis celui signé le 29 mars 1991, stipulait le départ des troupes françaises du Rwanda et l’interdiction aux belligérants de s’approvisionner en armes. La France n’a pas respecté ces clauses au prétexte que ses troupes n’étaient là que pour assurer la sécurité de ses ressortissants et ne participaient pas au conflit. Elle n’a évacué ses troupes qu’à l’arrivée de la MINUAR en décembre 1993 et elle n’a pas cessé ses livraisons d’armes. François Mitterrand en particulier s’est opposé à plusieurs reprises à l’évacuation des troupes françaises alors qu’elle était proposée par le chef d’état-major des armées et le gouvernement socialiste de l’époque. Il apparaît donc que loin d’avoir appuyé ces accords de paix, la France les a violés.

Cet aspect de la complicité de la France avec ceux qui allaient perpétré le génocide n’avait été mis à jour jusqu’ici, ce qui fait tout l’intérêt du texte suivant d’Emmanuel Cattier dont nous publions ici l’essentiel.

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